COVID-19 et population : dix points pour permettre une bonne transition

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L’épidémie de grippe espagnole de 1918 a montré qu’une transition mal organisée par les gouvernements pouvait mener à d’autres vagues de pandémie et à la perte des efforts fournis durant les mois de confinement. Une pandémie nécessite constamment d’anticiper les modifications de mesures nécessaires, mais aussi de s’attendre à changer au dernier moment de stratégie en fonction de son évolution (ce qui peut donner l’impression d’inconsistances, d’absurdités).

Au sortir progressif du confinement, le constat est clair : les impacts sociaux, psychologiques et économiques sont énormes au niveau mondial. Chaque pays a pris des décisions globales qui doivent être progressivement déconstruites.

D’autres mesures devront se renforcer tandis que de nouvelles s’imposeront et s’adapteront selon l’évolution de la situation. L’objectif est de permettre un rétablissement. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) préconise différentes mesures d’assouplissement, la sixième étant que « Les communautés sont écoutées et informées et elles collaborent et participent à la transition » (OMS, 2020, p.6). 

Entre absence et excès de peur

Il existe énormément de raisons expliquant pourquoi une personne refusera de respecter les directives prises face au COVID-19. Elle pourrait ne pas percevoir la menace potentielle que le virus représente; se sentir plus que frustrée à l’idée de ne pas pouvoir revoir ses contacts comme avant (un peu comme face à un buffet après des jours de jeûne) ; perdre la confiance envers les autorités ; croire aux théories du complot ; ou encore faire preuve de réactance, qui est cette réaction de colère que l’on peut manifester face à trop d’interdits.

Plusieurs groupes de personnes adhéreront difficilement aux mesures car ils n’ont pas accès aux informations, ou n’ont pas les capacités de les comprendre : les jeunes, les personnes défavorisées, les sans-abris, les personnes souffrant de maladies chroniques, de troubles mentaux, etc. D’autres ne pourront tout simplement pas les appliquer, comme celles et ceux travaillant dans le domaine de la santé, ou les victimes d’abus et de violence domestique.

Le manque de « bonnes » connaissances sur le sujet peut autant mener à un manque d’application des bonnes mesures qu’à une application excessive. Le risque étant, dans ce dernier cas, de ne pas oser chercher de l’aide médicale ou autre, préférant attendre que la situation se calme.

Stigma et discrimination

Comme la communauté homosexuelle fut stigmatisée du temps de l’épidémie de SIDA, le COVID-19 a également eu son lot de discriminations abusives. Les personnes infectées peuvent être perçues comme n’ayant pas une bonne hygiène, et des cas d’infirmiers évités comme des pestiférés par leur entourage ou voisins, voire éjectés de chez eux, ont été rapportés.

Dix considérations

Afin de répondre au sixième point préconisé par l’OMS, et pour empêcher les pires scénarios évoqués de se produire, la revue scientifique Nature Human Behaviour vient de publier un article co-signé par 32 scientifiques du monde entier. Ceux-ci provenaient de différents domaines d’expertises concernés par les maladies infectieuses en général (sciences sociales, comportementales et psychologiques, et médicales). Ils ont souligné la nécessité de baser les décisions prises par les décideurs sur des preuves scientifiques fondées, concrètes. 

Sur base de leurs expertises et des précédentes crises similaires, ils ont identifié 10 points importants à garder à l’esprit afin que les dirigeants puissent préparer au mieux la population à la transition à réaliser entre le monde d’avant le COVID-19 et aujourd’hui. Je vous propose ci-dessous de retrouver les éléments essentiels mis en avant par l’article (qui contient plus de détails, notamment concernant les exemples d’actions précises à réaliser à chaque point).

Espérer retourner à la normale d’avant la crise COVID-19 semble très peu probable ; du moins pas dans un avenir proche. Nous vivons actuellement des changements en termes d’obligations, d’interdictions, d’aménagements dans les lieux privés ou publics qui vont s’ancrer et perdurer. Agir en pensant que la normale reviendra, sans vraiment intégrer ces changements et contraintes, ne peut que précipiter l’irruption d’une seconde vague.

Il existe pour cela des études s’intéressant à la manière dont la population peut prendre de nouvelles habitudes. Cette transition doit se faire étape par étape, comme des prisonniers réintègrent la vie en société ou comme lorsqu’il s’agit de faire prendre de nouvelles habitudes à des personnes souffrant de troubles alimentaires. Les nouvelles habitudes dans un environnement connu nécessitent de la répétition : fixer des buts à atteindre à chaque étape, stabiliser, récapituler et surveiller les progrès.  Dans cette situation il est particulièrement important que la communication soit transparente et claire sur les raisons des changements à faire : sur quels critères se basent les décisions prises, qu’est-ce qui est connu et inconnu ?

Idéalement, des enquêtes pour identifier les obstacles et dans quelles mesures la population a compris/accepte les mesures permettraient d’anticiper et de corriger les situations non-désirées.

La pandémie a contraint les gouvernements à restreindre les libertés et droits individuels : se déplacer, se rassembler, pratiquer sa religion en groupe, etc. Notre société, plus individualiste, met l’accent sur les besoins individuels et rend plus difficile l’application de mesures nécessaires (mais contraignantes) sur le plan de santé publique. Des décisions qui peuvent être plus globalement acceptées dans les sociétés mettant l’accent sur le bien commun, comme par exemple le port du masque dans certains pays asiatiques, ont plus de difficulté à être validées chez nous sans que ça ne soit considéré comme une atteinte à nos libertés. Un équilibre doit être trouvé entre le respect des droits fondamentaux et la nécessité de certaines mesures qui doivent permettre à ce que la santé d’un maximum de personnes soit préservée. Des décisions qui paraissent non-justifiées peuvent mettre à mal la confiance du public face aux stratégies adoptées par les autorités, et dans la confiance qu’on leur accorde.

Nous voyons également émerger des problématiques complexes, comme le fait d’assurer la liberté d’expression malgré la propagation de fausses informations et de théories du complot, avec tous les risques que cela peut engendrer. Par exemple, on ne compte plus le nombre de soi-disant « experts » ou articles pseudo-scientifiques anti-masques qui tentent de convaincre de leur dangerosité ou inefficacité. Pire encore lorsqu’il s’agit des théories sur le futur vaccin qui serait destiné à nous manipuler par la 5G pour (selon les cas) contrôler ou tuer en masse les foules…

L’idéal serait que les décisionnaires puissent se baser sur des preuves scientifiques concrètes pour soutenir et illustrer leurs propos. Au plus ils seront clairs, au mieux le public sera (in)formé et plus à même de soutenir les décisions. Aller ensuite sur le terrain interroger la population, via des sondages par exemple, permettra, au besoin, de détecter les obstacles à leur application.

Les impacts les plus sérieux sont ressentis par les personnes de milieux socioéconomiques plus faibles. Celles-ci ont, par le passé et dans des situations similaires, montré qu’elles subissaient de plus fortes conséquences négatives aux niveaux psychologique, de santé physique et mentale, social et économique. Il est plus que probable que ces personnes aient moins de possibilité d’assurer sur le long terme les mesures prises .

Les experts de l’article préconisent la nécessité d’identifier ces personnes, leurs besoins (accès à la nourriture, logement, aide sociale et soins), ainsi que les différents obstacles auxquelles elles peuvent faire face. L’objectif est de ne laisser personne en retrait ni de créer ou de renforcer une stigmatisation, et d’inclure tout le monde.

La pression vécue par les travailleurs de la santé était déjà présente avant la pandémie (pour des raisons diverses, propres au cadre de travail ou personnelles). La phase de transition doit prêter une attention particulière aux personnes qui prennent en charge celles qui sont à risques.

Parmi les actions possibles : proposer des formations spécialisées, communiquer par des directives claires, offrir des aides à ces personnes pour les soutenir. Elles doivent en effet prendre plus particulièrement soin d’elles afin de fournir les soins nécessaires. Les répercussions de leur travail durant la crise risquent d’être importantes sur les plans psychologiques et émotionnels (suite à la perte de proches, de patients, de stress post-traumatiques, etc.) quand le contrecoup se fera ressentir.

Il est nécessaire pour cela d’évaluer régulièrement leurs besoins, de leur permettre d’assister à des formations en ligne depuis leur lieu de travail ou leur domicile, de s’assurer que l’information puisse circuler adéquatement (notamment lors de réunions d’équipes). L’idéal serait de compléter ces aides par des récompenses financière et symboliques, d’exprimer une reconnaissance publique.

Inévitablement, une pandémie générera des incertitudes et des incohérences, et ce à plusieurs niveaux. Les ajustements nécessaires (ce qu’il convient de faire, comment, sur quelle durée, etc.) mettent à mal la confiance que le public a des institutions responsables, de leurs compétences et honnêtetés. En l’absence de confiance, il devient difficile d’accepter les directives, de les rendre légitimes, et de percevoir les risques réels. Avoir la confiance du public est essentiel pour qu’une bonne coopération et qu’un taux suffisamment élevé de respect des consignes soit assuré. La communication et les actions doivent viser à maintenir et augmenter la confiance.

Une communication transparente sur ce qui est connu et inconnu permet d’expliquer les différentes mesures qui sont prises, tout en jouant la carte de l’honnêteté. Dans l’idéal, il faut aussi expliquer quels efforts sont mis en place pour éclaircir les zones d’ombre ; ce qui peut avoir comme effet d’augmenter la confiance du public. Les faits scientifiques sur lesquelles les décisions se basent doivent être présentés, de façon claire et transparente, compréhensible par toutes et tous. Augmenter la transparence et adapter le discours à l’interlocuteur (niveau de complexité, langue utilisée) montre que l’on se soucie de l’implication et de l’engagement de chacun dans les décisions prises, que l’on vise leur confiance.

Les décisions prises par les scientifiques ne doivent surtout pas être influencés par les changements d’opinions des gouvernements et des décideurs. Les gouvernements peuvent envisager une collaboration étroite avec certains représentants de communauté ou groupes d’individus qui encourageraient à soutenir les initiatives (ex : représentants religieux, figures culturelles ou sportives, personnalités ou personnes reconnues comme influentes et respectées).

Les motivations à suivre les nouvelles normes et directives doivent être intrinsèques. Cela signifie que les mesures sont volontairement intégrées par le public qui est en accord avec celles-ci pour ce qu’elles visent directement comme objectifs. À l’inverse, si le public respecte les règles avant tout dans le but d’éviter les punitions en cas d’infraction, sans être convaincu de la nécessité de faire ces actions, il s’agira de motivations extrinsèques. Les motivations extrinsèques ne sont pas reconnues comme étant les meilleurs pour de bons résultats sur le long terme.

Ce sont les normes sociales dominantes qui déterminent nos comportements. Cette crise a vu, d’un côté, l’apparition de nouvelles normes (porter un masque, valorisation du télétravail, etc.), et, d’un autre côté, la disparition (temporaire ?) d’anciennes normes et habitudes (ne plus se serrer la main ni faire la bise, favoriser la distance sociale, etc.).

Quand la nouvelle norme est bien établie dans le quotidien, elle peut être utilisée pour communiquer, encourager, renforcer et faire respecter la conformité sociale. Des études ont par exemple montré qu’il fallait de préférence uniquement présenter aux gens le bon comportement à avoir. Illustrer une situation en montrant le mauvais comportement, même identifié comme tel, a plus de risques de mener à de mauvais réflexes et des attitudes négatives de la part des individus (qui retiendront ce qu’ils ont vu en premier, ou qui douteront de l’intérêt du bon comportement).

Une personne peut également ressentir des pressions par son entourage à violer les mesures mises en place (ex : faire une fête de famille discrètement, faire moins attention aux mesures d’hygiène). Pour contrer ce risque, les auteurs mettent principalement en avant la nécessité de renforcer l’entre-aide, l’empathie sociale, pour que chacun se soutienne à résister aux tentations de laisser tomber les bons gestes et les bonnes attitudes.

La « résilience » concerne la capacité à se remettre d’une période de stress/choc/trauma important. Une résilience élevée dans la population peut réduire les conséquences de la crise que nous traversons. Les menaces économiques, les changements sociaux, le sentiment de contradiction de plus en plus grand, les difficultés d’accès aux besoins de base, etc. sont autant de raisons qui nécessiteront une capacité de résilience importante à l’échelle de la société.

Pour cela les auteurs suggèrent de mettre l’accent sur le fait d’accepter l’inévitable (comme le fait que la pandémie a eu des impacts importants dont la plupart marqueront longtemps), se concentrer sur le positif (comme les petites choses que l’on récupère progressivement), attirer l’attention sur les avancées positives (comme l’impact du télétravail), mesurer au quotidien le bien-être des personnes et les améliorations apportées en terme de santé publique, prendre ses responsabilité quand cela est possible, identifier et reconnaitre ses limites, mais aussi ses forces, et, enfin, se focaliser sur ce qui marche et apprendre de ses erreurs (plutôt que se focaliser dessus comme étant des échecs).

Des programmes d’aide, de soutien ou d’entrainement peuvent être proposés (via des campagnes ou des applications) pour entrainer la résilience. Cela nécessite néanmoins que les besoins de base soient comblés en priorité.

On voit surgir dans ce type de climat différentes réactions face à la peur engendrée. L’une étant de nier l’information dérangeante et de réagir de façon opposée à ce qui est encouragé. Pour contrer cela, une possibilité est de mettre l’accent sur « l’auto-efficacité » (c’est-à-dire croire que l’on a la capacité de réaliser une tâche précise, comme se laver les mains) afin de promouvoir dans un second temps « l’efficacité de la réponse » (c’est-à-dire croire que l’action réduira la menace, comme le fait que le savon détruise les membranes graisseuses des virus et bactéries).

Au plus le changement à réaliser sera facile, au plus les personnes comprendront pourquoi cela s’est fait. Cela permet alors une augmentation du sentiment d’auto-efficacité, mais aussi de la littératie en santé. Ce dernier terme peut se traduire par « la connaissance, la motivation et les compétences des individus à accéder, comprendre, évaluer et utiliser l’information de santé en vue de porter des jugements et prendre des décisions dans la vie de tous les jours en ce qui concerne la santé, la prévention des maladies et la promotion de la santé, de manière à maintenir ou améliorer la qualité de vie »1. Ces connaissances sont importantes face aux messages contradictoires ou faux, et permettent de soutenir les personnes à risques.

Autrement dit, plutôt qu’imposer les mesures, il est central d’apprendre en quoi elles sont nécessaires et comment elles agissent concrètement. Mais aussi de veiller à ce que les personnes à risques, ou moins susceptibles d’avoir accès et de comprendre ces mesures, puissent les intégrer également.

Intégrer pleinement la nécessité de ces gestes sera central si notre avenir nous amène à vivre d’autres vagues de ce type.

En science du comportement, l’accent est mis sur l’importance d’utiliser un langage clair et de réduire la charge cognitive (c’est-à-dire les efforts à réaliser pour saisir un problème ou une situation). Plus les consignes sont compliquées, plus les risques sont élevés que les personnes ignorent le message qui tente d’être délivré. Une fois de plus, il est recommandé de communiquer de façon transparente, en expliquant sur quelles bases les décisions se prennent, même si celles-ci sont incertaines et risquent de changer régulièrement. Il a en effet été rapporté que reconnaitre de façon transparente être dans l’incertitude ne va pas empêcher pour autant la population de perdre confiance.

En période de crise, les individus peuvent devenir plus égoïstes, anxieux, oublient les gestes recommandés. Les razzias sur le papier toilette en début de confinement, et autres provisions, en sont la preuve. À l’inverse, d’autres personnes réagissent en prenant trop de précautions, n’osant pas demander de l’aide nécessaire (il existe malheureusement des exemples de cancers traités en retard car les personnes n’osaient pas se présenter à l’hôpital durant le confinement).

La communication devrait mettre en avant ce qu’il a été permis d’accomplir, les bénéfices obtenus, et ce qu’il reste à atteindre afin de renforcer l’appropriation des consignes par la population, et encourager à poursuivre dans ce sens. Des études ont en effet montré que l’absence de bénéfices visibles n’encourage pas les individus à faire des sacrifices pour les autres, estimant les bénéfices personnels plus importants. Par exemple, encourager le port du masque en soulignant la possibilité d’augmenter son cercle social si les mesures sont respectées par la majorité.

La crise du COVID-19 est la première crise mondiale en matière de santé publique sous l’ère d’Internet, des médias et réseaux sociaux. La conséquence, reconnue par l’OMS, est cette énorme quantité d’informations à disposition (infodemic, ou « infodémie ») face à laquelle on peut facilement se perdre. Quelle information est juste ? Exagérée ? Fausse ? La source est-elle fiable ?

Une façon de pouvoir aider le public face aux mauvaises informations serait tout simplement de le prévenir. En montrant sous quelle forme cela peut se présenter habituellement, avec quelle stratégie (utiliser des titres alarmistes, montrer des fausses preuves, ne pas voir de sources), il est possible d’éveiller l’attention du public qui sera plus attentif, et qui pourra faire le travail de vérification de l’information afin d’être plus critique. Il faut faire du prebunking et du debunking, autrement dit d’abord prévenir l’arrivée de fausses informations avant qu’elles ne se répandent, puis les corriger ou les ignorer lorsqu’elles sont visibles. Le « debunking » est une pratique où le but est de révéler la vérité par la recherche et vérification des preuves et des sources de ce qui est annoncé.

Une stratégie identique peut être adoptée dans la transition post-COVID-19 : quels sont les risques du déconfinement ? Comment les gérer ? Vont-ils durer ? Toutes ces questions permettant de faire un meilleur tri dans les informations que les personnes verront se succéder sur les réseaux sociaux, dans la rue, ou dans les médias.

En cette période de pandémie, le public est, de façon beaucoup plus importante qu’en temps normal, à la recherche d’informations. Lors des précédentes crises vécues à travers le monde, les gouvernements et les médias d’informations bénéficiaient de la confiance du peuple, permettant de mettre en place de façon préventive certains comportements. Suivre les médias classiques (télévision, journaux papiers) permettrait de mettre en place de façon plus importante les comportements préventifs (comme le lavage des mains), tandis que suivre les réseaux sociaux augmenterait la perception du risque (au sens où le véritable risque est mieux perçu).

Attention également aux excès. D’un côté, permettre l’accessibilité en ligne d’informations correctes, par des médias valables, soutenues par des figures importantes, permettrait de réduire l’inconfort vécu durant la crise. D’un autre côté, trop s’informer peut causer une hausse d’anxiété et propager de fausses informations. L’idéal serait de pouvoir combiner une collaboration entre les gouvernements, les médias classiques (tout en respectant leur indépendance), les réseaux sociaux et chercher par quels moyens atteindre les zones locales plus difficiles à atteindre (car langues, cultures, niveaux d’éducations différents).

Le rôle des journalistes devrait aussi être de veiller à ne pas propager les fausses informations ni augmenter la confusion dans les messages contradictoires, les rumeurs, ou les controverses. Les auteurs suggèrent par exemple que lorsqu’aucune nouvelle mesure n’est apportée par le gouvernement, les médias peuvent préparer le public en employant des termes ou des phrases tels que « changements graduels », « nouvelle normalité », « besoin de coopération », « c’est une situation sans précédent », « les décisions prisent peuvent changer à mesure que l’on en apprend plus », « on peut se sortir de cette situation », etc.

Article d’origine 

Habersaat, K. B., Betsch, C., Danchin, M., Sunstein, C. R., Böhm, R., Falk, A., Brewer, N. T., Omer, S. B., Scherzer, M., Sah, S., Fischer, E. F., Scheel, A. E., Fancourt, D., Kitayama, S., Dubé, E., Leask, J., Dutta, M., MacDonald, N. E., Temkina, A., … Butler, R. (2020). Ten considerations for effectively managing the COVID-19 transition. Nature Human Behaviour. https://doi.org/10.1038/s41562-020-0906-x
Vous y retrouverez l’intégralité des sources que les auteurs ont utilisé pour appuyer leurs réflexions, si vous désirez aller plus loin.
 
Article cité
1Sørensen, K., Van den Broucke, S., Fullam, J., Doyle, G., Pelikan, J., Slonska, Z., & Brand, H. (2012). Health literacy and public health : A systematic review and integration of definitions and models. BMC Public Health, 12(1), 80. https://doi.org/10.1186/1471-2458-12-80

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